À PROPOS

 

 

/MAI 2019

Vierges sages Par Catherine Jourdan 17 Mai 2019  (Édition abonnés)

Teresa Mangiacapra Indimenticabile 9 MAI 2018-9 MAI 2019

L’épuisement du cuivre Par Catherine Jourdan 3 Mai 2019 (Édition abonnés) 135 Commentaires 

/AVRIL 2019

Notre-Dame de la Vie  Par Catherine Jourdan 16 Avril 2019 (Édition abonnés) 398 Commentaires

Poésie dynastique Sérère Par Catherine Jourdan 2 Avril 2019 (Édition abonnés) 219 Commentaires

/ MARS 2019

Au milieu des mangroves Par Catherine Jourdan 29 Mars 2019 (Édition abonnés) 56 Commentaires

Les Suppliantes d’Eschyle empêchées d’être jouées par la force et l’injure (…) «  L’ oiseau reste-t-il pur qui mange chair d’oiseau ?LES DIONYSIES-Festival de théâtre antique à Paris -21mars- 30 Mars (…) Par Catherine Jourdan 26 Mars 2019 (Édition abonnés)  453 Commentaires

Royaume du Sine Par Catherine Jourdan 23 Mars 2019 (Édition abonnés) 225 Commentaires 

-26 mars-20 Avril 2019-

Post Vérité Par Catherine Jourdan 9 Mars 2019 (Édition abonnés) 207 Commentaires

Nuées Par Catherine Jourdan 1 Mars 2019 (Édition abonnés) 187 Commentaires

/FÉVRIER 2019

La φιλία / philía. Par Catherine Jourdan 13 février 2019 (Édition abonnés) 112 Commentaires

Hautes Vivantes. Par Catherine Jourdan 9 février 2019 (Édition abonnés) 208 Commentaires

/JANVIER 2019

Hypersensorialité (…) Par Catherine Jourdan 8 Janvier 2019 (Édition abonnés) 79 Commentaires

/DÉCEMBRE 2018

Moines de Tibhirine (…)  »Ma vie n’a pas plus de prix qu’une autre. Elle n’en a pas moins non plus. En tout cas, elle n’a pas l’innocence de l’enfance.’ Par Catherine Jourdan 21 Décembre 2018 (Édition abonnés) 231  Commentaires

Kénose Ieschoua     Par Catherine Jourdan 5 Décembre 2018

Lettre aux rubans et gilets jaunes avant Noël/

« Qui dites-vous que je suis ? » D’une chère voix,    un cadran lumineux dans l’épaisseur du temps historique. Au calmant de l’eau, sur un peuplier   l’unique feuille. Aux siècles miens. L’eau qui roule,    tard dans l’hiver, sa conscience de Fils destiné à faire place à une existence humaine revêtant le morphê d’esclave. La langue d’air. Le sentier dans la forêt. Est-ce que cette voix répète ? Lui incarné, Elles vie et piété, presque bienheureuses, son baptême à l’âge de 30 ans. Du ciel sur la terre       sur les autels ardents, l’abandon du glorieux statut- reconsommé, surexalté par l’ascension : l’étoile avec l’étoile, la main tient à jamais- Vrai Homme, la conscience divine qu’a le Fils de son identité. Même les arbres s’abreuvent avec un bruit de particule. Monter sur le vieux pont-levis. Vivre comme Homme avec la faculté de pécher. Semblable aux Hommes et son dessein de salut, visant à mort. Le dépouillement du Fils dans son état divin. Même la petite qui va/ Fille Homme, sur la trace des grands. L’union de la nature divine et de la nature humaine, aux pommettes rouges. Déposer l’état divin, sa forme de Dieu, avant de se faire Homme. Résonne son doudou entre les paumes. Le cantique de Charles Wesley « Emptied Himself of all but love ». Parmi les pluies de grenades, revêtir la chasuble saure et l’univers de métal et les humiliations embellies dans l’espace étonné des ronds-points. Des vétilles ou non. Les lèvres de l’homme. L’Esprit de Jésus, sa sainteté: amener tous les êtres  à réaliser la relation qui doit les unir. Les plus bas, les plus faibles, les plus humbles. Même les journalistes boucs émissaires. Épaule contre épaule, il élève en lui-même l’humanité réhabilitée. Pleine humanité et pleine divinité ? Ses hauts faits, la personne du Sauveur, assumant le réel de leur condition misérable. Fils de l’homme, sauf dans sa transfiguration. Le sang bat avec plus de force. L’humilité dans le service et « l’homme-Dieu » de Kierkegaard. Comment Dieu s’est-il « vidé » de lui-même pour assumer une humanité particulière en Jésus de Nazareth ? Du vide de tout ce qui n’est pas Dieu. Seule la chute de l’Éternel dans le temps, couronnes doubles…

Le principe de fraternité (…) Par Catherine Jourdan 1er Décembre 2018 (Édition abonnés) 345 Commentaires

/NOVEMBRE 2018

Nanou premier sans toi, ton jour anniversaire gris sourd (…) Par Catherine Jourdan 14 Novembre 2018 (Édition abonnés) 75 Commentaires

Matérialiser la mariée Par Catherine Jourdan 12 Novembre 2018 (Édition abonnés) 166 Commentaires

(…) Union d’entités irréelles à leurs propriétaires figure de l’otoku, notre rapport aux intelligences artificielles. Archipel Tokyo. À terre, près de l’eau dans une roselière, un amas de plantes et de duvet de la femelle. Un nid d’oiseau, au fond une coquille de fuligule milouin, brisée. L’’Étang de Shinobazu dans le parc Ueno. Comme d’autres. L’homme s’est marié à un hologramme répondant au nom d’Hatsune Miku. Jeune adolescente numérique de 16 ans reconnue au Japon comme une véritable chanteuse, non comme un simple programme de synthèse vocale. Concerts, projections star. Depuis des lustres, l’avatar accompagné de musiciens humains occupe la scène sous les traits d‘un personnage animé. Cérémonie de mariage traditionnelle oblige, le marié tenait des poireaux à la main. La doublure de la belle vocaloid aux yeux grands- cheveux longs était présente sous la forme d’une peluche bleue turquoise robe blanche d’une dizaine de centimètres. Elle porte depuis une alliance autour d’un poignée. Fictive. Akihiko Kondo fonctionnaire de 35 ans, administrateur d’une école est un homme heureux. Selon lui, les personnages en deux dimensions ne trompent pas, ne vieillissent, ni ne meurent- Déclin du désir, virginité normée, dégoût des relations sexuelles…Le chaste et le souillé vers la reconnaissance d’une nouvelle minorité. OH MONDE, l’émergence du marché de la relation romantique virtuelle. Pour la conversation, l’homme possède une GateBox, sorte de cloche de verre sous laquelle apparaît l’hologramme d’Hatsune Miku. Elle peut prononcer quelques phrases élémentaires telles que « bonne journée », « bonsoir », « il a fait beau aujourd’hui », et interagir avec une partie de l’électroménager. Il se considère désormais comme un époux ordinaire : sa  femme le réveille le matin et lui souhaite bonne journée, lorsqu’il se rend à son travail. Le soir, il l’avertit par téléphone quand il rentre et elle allume les lumières. En fin de soirée elle lui dit qu’il est l’heure de se coucher. Il dort avec la peluche, version palpable de son épouse. « Miku-san est la femme que j’aime et celle qui m’a sauvé ». « Je ne déteste pas les femmes, je les côtoie sans problème. C’est juste que je ne les considère pas comme de potentielles partenaires ». explique-t-il avant d’ajouter : « l’archétype du mariage d’un homme et d’une femme qui ont un enfant et fondent un foyer n’est pas un gage de bonheur. J’estime qu’il faut considérer toute forme d’amour et toute forme de bonheur ». Le visage des oubliées. L’oeuvre de Madame de Lafayette, les tourments intérieurs de la Princesse de Clèves et la beauté sublime de Marine Vlady. La vie à la cour des valois de Jean Delannoy.

 

Le non-effet esthétique au flux des images (…)  Par Catherine Jourdan 5 Novembre 2018 (Édition abonnés) 175 Commentaires

/OCTOBRE 2018

Royaume Minéral (…) Par Catherine Jourdan 19 octobre 2018 (Édition abonnés) 232 Commentaires

Museu Nacional brûlait… Par Catherine Jourdan 5 octobre 2018   Dans les flammes le feu a gagné Natures et Cultures, murs calcinés façade jaune pastel, décombres fumants l’incurie des gouvernants. Ancien palais royal, livres titres, pièces infinies, squelettes de Maxakalisaurus dinosaure de Minas Gerais, fresque de Pompéi ayant pourtant survécue au Vésuve, Sarcophage, dedans les amulettes de Sha-Amun-en-su prêtresse chanteuse, fossiles humains : sous le nom- Luzia découverte au Brésil morte dans l’incendie, aussi fossiles de poissons époque du crétacé. Et les enregistrements des langues anciennes, des voix, des arts plumiers des humains d’Amazonie. Immolés les trésors objets non encore catalogués, les archives la littérature grise. Itou dehors, les espaces protégés des grandes réserves jungle-nuire aux ethnies indigènes. Sinon un vestige sauvé ? Le météorite masse Bendego de Monte Santo trône encore devant l’entrée.(…) (Édition abonnés) 127 Commentaires

La DUDA  Déjà 1978, la maison de l’Unesco la Déclaration Universelle des Droits de l’Animal. Dans les villages des mères, dans leur écorce les miaulements longs des chats l’arbre en haut. Aux près à l’expiration le cheval hennit parfois, le timbre de la voix d’un cheval à l’intérieur du groupe frère, les orientations de ses oreilles, la direction du regard et les mouvements de queue (…) Par Catherine Jourdan 1 Octobre 2018 (Édition abonnés) 56 Commentaires   FFPA-Déclaration-Universelle-des-Droits-de-lAnimal

fondation-droit-animal.org Éthique & Sciences

 

/SEPTEMBRE 2018                                                                              

Coule Ica-Onna   Puis la Seine affluent de l’Aube, l’Yonne se jette dans la Manche (…)  Par Catherine Jourdan 23 septembre 2018 (Édition abonnés)

À claire-voie Tolstoï   Où forêt, où campagne, où vallée où champ     lièvres et perdrix tourterelles des bois harde de cerfs la négation de la sentience animale. Re-commence le long trimestre carabines ratio poudre T-plombs, amorces douilles gerbe de plombs. Doigts sur la détente, des repas de fêtes et la fausse régulation de bêtes élevées. Chiens de sang autour du cou un collier de repérage GPS Garmin, l’acte de chasse et les lignées de la meute, montures courant. Traqué par désennui, aligner le canon un gibier collapse moyennant une tradition. Jusqu’à l’heure de la mort, dépecé, le goût de l’animal sauvage souffrant des chasseurs assidus aux crocs des chiens qui le dévore. L’homme de 16 ans en érection qui enlève la Vie. S’enlise le temps Dans un drap rêche, sur une allée on mène des daims « chose » (…) Par Catherine Jourdan 8 septembre 2018 (Édition abonnés) 67 commentaires

Pour les yeux appelés (…) Par Catherine Jourdan 3 septembre 2018 (Édition abonnés) 114 commentaires

 

/JUILLET-AOÛT 2018

Les morts machinales (…) Par Catherine Jourdan 29 juillet 2018 (Édition abonnés) 97 commentaires

Câpriers fleurs étamines violettes blanches et câpres (…) Par Catherine Jourdan 25 juillet 2018 (Édition abonnés) 66 Commentaires

Quoi (_______) Par Catherine Jourdan 1 juillet 2018 (Édition abonnés) 115 Commentaires        

 

/JUIN 2018

L’ange entra où elle était  Luc, 1.28 (…) Par Catherine Jourdan  20 Juin 2018 ( Édition abonnés)  71 Commentaires                                                                                  

La vie intérieure (…) Par Catherine Jourdan  10 Juin 2018 (Édition abonnés)   103 Commentaires                                                                                                             

Requiem Mozart (…) Par Catherine Jourdan  2 Juin 2018 (Édition abonnés)   67 Commentaires           

/AVRIL-MAI 2018

 

Teresa Mangiacapra et Catherine Jourdan/ Cathédrale orthodoxe russe Nice(…) T.Mangiacapra-C.Jourdan

Crédit Photo: catherinejourdan.com

Ding dang dong (…) Par Catherine Jourdan  25 Avril 2018 (Édition abonnés)  156 Commentaires           

Teresa, ti mando dei fiori di amore, dei fiori tra l’oro delle ginestre (…) Par Catherine Jourdan  23 Avril 2018 (Édition abonnés) 95 Commentaires                                          

 

/MARS 2018

Prescience (…) Par Catherine Jourdan  23 Mars 2018 (Édition abonnés)                           42 Commentaires                                 

Dans une HLM: Mireille Knoll=Sarah Halimi   Assassinées par leurs voisins sur un air de dansons la capucine (…)  Par Catherine Jourdan  23 Mars 2018 (Édition abonnés)   112 Commentaires                                       

Le temps, les endroits  Par Catherine Jourdan 1er Mars 2018 (Édition abonnés) 145 Commentaires                                 

Décalage d’âge. D’abord les écarts de temps. D’abord la dilatation du temps dans un cadre d’or inépuisable, l’intérieur et l’extérieur, le dedans et la façade. D’abord le décalage d’âge entre la partie profonde et la surface. Âge de la terre n’est pas le même, son noyau est plus jeune. Là où mer montagne, là où. La gravité déforme l’espace, manigance le temps. L’horloge à césium, impose la seconde, vibre plus loin l’ion d’aluminium. Le sang fait demi-tour, station Palais-Royal des sirènes capreses la bouche de métro. Le lien intime du temps, de l’espace et de la matière. Entre les roches de la mer, le temps passe à pas comptés, plus lentement qu’à la cime des hautes montagnes dans un ciel bleu clair. Le soir descend, irrésistiblement je passe dans le temps. Le  temps passe. Je n’oublie pas le jeu, la mer de chacune, la mer de chacun. Le mois de Mars se prolonge à la table familiale. Imperceptiblement je vieillis plus vite deux marches plus haut, à loger au sixième étage- j’accélère mon vieillissement. L’écoulement du temps et les rez-de-chaussée encore ingénus, blancs-becs. Comme il y a cette différence temporelle entre la tête, le chapeau et les pieds. Tu téléphones à des tas de gens avec l’un de tes très nombreux téléphones, tu te nourris de ma poésie. Une grande vitesse ralentit le temps, une faible gravité l’accélère : des mains jointes, l’élite du monde n’y peuvent et le cœur de la piste. (…)

 

/JANVIER_FÉVRIER 2018

Mon tout petit ami  Par Catherine Jourdan 6 février 2018 (Édition abonnés) 102 Commentaires

Voir jusqu’au bout (…) Impatience, le livre. Lire jusqu’au bout. Le film la hâte  Brûler de précipitation  jusqu’à’au bout l’effort ou l’élan? Pétulance, feuillette, parcourt compulse, survole aborde frôle partout à la fois effleure Par Catherine Jourdan 29 janvier 2018 (Édition abonnés) 157 Commentaires

Lancement du quotidien d’idées AOC, Nuit des Idées, Un journal en ligne conçu par des journalistes et écrit par des auteurs. 25 janvier 2018.

« Portrait de l’auteur en travailleur »
18h00-20h30
BnF, site Richelieu – Salle Emilie du Châtelet
58, rue de Richelieu
75002 Paris

« Lancer un nouveau média, un pari fou ? »
21h20 – 22h
Gaîté Lyrique
3 bis Rue Papin
75003 Paris

Femme homme, femmes homme, femme hommes, femme femme femme femmes femmes femme, homme femme hommes femmes hommes femme, femme homme femme, femme homme homme… Défendre la liberté de l’amour. Par Catherine Jourdan 14 janvier 2018 (Édition abonnés) 170 Commentaires

Turin psychique des reliefs des corps  Par Catherine Jourdan 8 janvier 2018 (Édition abonnés) 45 Commentaires L’homme de Turin avec toutes ses blessures, torturé à mort                                                Du jardin de Gethsémanie au tombeau,

à l’abri des rochers l’objet archéologique unique mystère en cours, outil catéchétique et signe       la Maison de Savoie

imprimant sa mesure, quelqu’un a su qui à peine passé. Pavese suicidé dans la chambre de l’albergo Roma, venant de Nice Nietzsche enlace le cheval.

 

"Hortus 2018 conclusus 2018 soror mea, sponsa 2018; hortus conclusus 2018 fons signatus" - 2018

 

/NOVEMBRE_DÉCEMBRE 2017

Où trouver le 1-le1hebdo.fr

Soeur du frère, fille du père: tante Par Catherine Jourdan 21 décembre 2017 (Édition abonnés) 114 Commentaires

Vers la courbe du Pô- Par Catherine Jourdan 16 décembre 2017 (Édition abonnés) 71 Commentaires Le parfum de l’eau latine à ton chevet, une vie distante. Ô givre, à cette source pieuse, l’hiver caresse l’aube- chaque signe. Une feuille à la traîne des courants primitifs se détache d’une branche. La voix des adultes un ciel blanc morte dans l’air parmi les voix de la famille un non chemin qui commence et se coupe. La solitude de la lueur est la solitude de ta naissance et cependant des feux extasiés de cheminée, toutes les figures la nuit, mais cette aube recréatrice suspendue fervemment intérieure potron-minet. Le poème en est une autre. (…)

Un grain de sénevé- Par Catherine Jourdan 7 décembre 2017 (Édition abonnés) 139 Commentaires

L’imminence du jour Par Catherine Jourdan 28 Novembre 2017 (Édition abonnés) 62 Commentaires                                                                                                             

Écriture parle à celle qui lit, croît avec celle qui la lit. Ce n’est pas elle qui lit, en lieu de toi c’est l’écriture qui lit. À sa cime, un fruit. Le primat de la parole ou le va-et-vient terrestre de ta chance … Le numineux puis la réalité des réalités, la réalité invisible sur le rideau jauni- un avoir été et les dimanches anciens et le voyage. Creuser profond- aussi le blanc et le noir des soutanes immenses ténues au temps des préparatifs, les multiples sens de la vie et ses milliers d’yeux. Ce qui vaut et ce qui ne vaut pas  essaim de mouches  abîme de soif Ma tante sur un lit d’hôpital  Amie. L’écoute active qui intériorise, le grand nous des croyants et les cœurs disponibles au coeur des morts toi seule et le meuglement des troupeaux et des ânes se levant. Amie intensément. Demeurer-Se répandre va son chemin (…)

 

Maison (…) Par Catherine Jourdan 21 Novembre 2017 (Édition abonnés) 58 Commentaires 

forbiddenstories.org   Lancement de  (Freedom Voices Network et Reporters sans frontières (RSF)). Un projet destiné à protéger, continuer et publier le travail des journalistes en danger dans le monde. KEEP STORIES ALIVE.

                                                                                         

Forbidden StoriesContacts RSF Presse France :   Emilie Boulay, eboulay@rsf.org, 00 33 (0)6 77 92 16 77                                                  

 

/SEPTEMBRE_OCTOBRE 2017

Les fémines étrusques Par Catherine Jourdan 18 Octobre 2017 (Édition abonnés) 124 Commentaires

Fibules d’or    leurs animaux presque fantastiques, des files de lions dressés, gueules ouvertes montrant la langue.                                                                                                     Des uns jusqu’à l’autre, une femme riche porte les calcei repandi, la dernière halte et ferme les paupières. Son vol même perce les reins dans une aristocratie menacée, naguère si douce le soleil sur la peau.

Tanaquil, Vélia Spurinna, Larthia, Ramtha Fasti Tullia joyeusement avant Rome, et le parfum et les huiles de massage dans un alabastre, descendante de Noé ? Peuple des Rassenna, cette voix à distance le goût tiède. La chair l’instant, le recours au carbone 14, d’autres méthodes de datation, une odeur de myrte la vie durant. Le cours de l’Arno, celui du Tibre et la mer tyrrhénienne fixent le sang, réussissent des calculs. Les mystères qui entourent l’Étrurie malgré l’atmosphère toscane et les tombes qui débordent de sève parmi les débris jusqu’au Golfe de Salerne. À la cime, un cône peut-être une pomme de pin.

Une pratique de la divination, Tagès comme une glèbe, jaillit d’un sillon que les paysans tracent dans leur champ, blés en éveil, et la nymphe Vegoïa et les choses futures glissent dans les herbes épaisses. Lire dans les entrailles animales, tandis que le foie de Plaisance n’est qu’une projection de l’univers et les Odyssées avec la bile. Aussi monde, personne, lettre, satellite – rêvés les éléments de la langue, diffusés dans la plaine du Pô. Sur mon épaule, leurs fumées froides, le rêve en recours.

À coté des tumulus s’élèvent des tombes a dado, dedans les miroirs et les flabelli montés sur un long manche.

Un hypogée et la tombe a camera creusée dans le tuf. Des offrandes végétales, des restes osseux et les vases à boire à vernis noirs – céramiques de Bucchero- quelques armilles, des épingles de parade. Des visages sont toujours de profil, et des bustes de face. Une urne cinéraire dans la lumière de midi est munie d’un protomé de coq. Sur le tympan supérieur du mur, va une scène érotique estimée homosexuelle, des danses d’ivresse et des jeux de plein air de pugilat et des chasses et des pêches. Les dauphins et les volatiles stylisés préparent la mort des yeux qui s’éteignent.

Uni, Aritimi, Menrva, Turan, Maris chacune tient une olpé à la main remplie de vin. Les banquets vêtues d’un chitôn, dans les cheveux des petits ornements de bronze, à l’instar des bijoux de coiffures de dreadlocks.

Plus l’aulos est petit, plus le son est aigu. Et puis les duos de musiciens, la citharède et l’aulète au fond des énigmes.

Il faut quelques secondes dans le monde extérieur persévérant. La robe toge bleue claire avec le reste du trousseau funéraire. Un regard se pose. Le regard de celle qui attend traversé par l’aube. Elle a le souvenir. L’ancienne année, ce regard croisé le son des notes moyennes dans la poitrine. De la terre monte la fumée. Museo museo archeologico, come raggiungere il museo (…)

                                                                               

Princesse règne Par CAHETRINE JORDAUN Le 02/10/2017 (Édition abonnés) 116 Commentaires

32 critères jusqu’à la lie… La belle ombre la langue humide un dieu serpent protège sa tête.

Son corps, famille des moracées,

comme le banian d’Inde famille des marchands indiens,

profondeur et majesté séculaires, une forêt à elle seule.

Les branches de l’arbre pendent à la terre, lianes, tiges et deviennent racines à leur tour pendantes aériennes depuis les branches horizontales. Troncs multiformes. Dans la vie, le corps de fille prépubère donne naissance au corps qui lui-même donne naissance encore. Feuilles persistantes, hymnes ultimes  védisme et l’arbre se répand comme un vaste réseau, uni le Tout.

De longs cheveux Newar rassemblés en chignon et traverse les saisons, cerne les yeux d’un trait lourd d’eyeliner.

Les deux poussent à la fois. Rouge, poudre jaune et rouge au milieu de son front. Les pieds passés au minium, (socquettes roses) pieds posés sur un plateau circulaire en laiton.

La tradition du culte vierge royale, quelques initiés tantriques –veiller sur les animaux morts,  l’odeur qui en émane. Tandis que les premières règles de sang sonnent le glas, à travers elle Taleju des rois Malla l’inaccessible quitte son corps. La cadence naturelle. Kumari demeure quelques années, dans le palais de briques supporté par des étais,  fillette adolescente destituée révoquée une petite fille neuve prend sa place. Remplaçante de la remplaçante. Déesse vivante naufrage sur un palanquin de bois plateforme, d’un lieu à l’autre, trône portable au dessus des foules et le parasol doré grand ouvert. Crevante d’amour et le rêve hors du sommeil. Kathmandu, Patan et Bhaktapur. 3 royaumes au total où voix étranglées 3 créatures kumaris patientent. À Patan, elle se laisse photographier dans la cave du cœur, vertigineuse. 40 dents, de longs orteils, les organes sexuels enfoncés dans le bassin, les joues comme un lion. Survivante provisoire, idéalement où scintille le diadème. La musique du non-être et tous ses exercices exemplaires s’émancipent.(…)

 

Île divine Le 25 septembre 2017 Par Catherine Jourdan  (Édition abonnés) 68 Commentaires

Armée de l’égide et des présages et des choses tirés du vol des oiseaux.

J’habite la roche, le soleil fissure. L’appel trop loin. Une cloche de bête tinte, sonnaille portée au col d’une bête dominante. À chaque cloche, une note précise. La pleine patience canalise la marche milliers de têtes sur le sol de poussière, évite les pertes autour du berger regroupés dans le noir de la nuit- surtout la nuit royaume des échos et les chiens tournoyent. Biquettes fouillis, cheptel ovin, mâles castrés bêlent et les Pléiades transhumantes. Sonnaille retirée de retour au port. Sauf aux porteuses perpétuelles. La vie vécue.

Entre fibres mohair et chair, le rendement de son poil. Brouter. Les élevages. Viande et laine. Les circonstances exactes et les joies authentiques et les stocks. Entre silence et bruits, les bêêê qui insistent.

Partout la montagne tombe dans la mer. Les lauriers roses éloigneront par leur substance cardio-toxique les animaux herbivores. Ombres roses ainsi. Comme la digitale pourpre et ses grappes et ses formes de doigt de gant. À mi-pente, des grandes remues (…)

 

Valkyrie choisit les occis dans l’atmosphère. Le 22 septembre 2017 Par Catherine Jourdan (Édition abonnés) 35 Commentaires    Tisserande de lin et ses chevauchements, pierre quenouille,

la maîtresse des tués nettoie les champs de bataille.

Lieuse envoutée et ses coursiers volants loups.

Seuls dans la plaine et l’agonie et les renvois de mort, estivante.

Femme-Corbeau, sous sa trace se forme l’aurore boréale, accueille les morts guerriers audacieux, une corne à boire. Le Valhalla (la Valhalle) est confortable. Un espace de trêve est la limite du royaume.

 

Sa forme de cygne. Vierge-Cygne au banquet des Ases, sanglante. La cygne devenu bateau (barque tombe) sur une mer, laisse son corps à terre.

Rase les flots. Le char de Freyja est tiré par deux lynx bleus, la tête,  des favoris le long des joues, et les longs pinceaux auriculaires. Capteurs de sons. Le manteau magique de plumes et le mythe viking, la sorte de Parque nordique, au ciel d’Indra une aspara véddique.

Toute Sage, la spiritualisation de l’oiseau au cri perçant tournoie les ondes hertziennes.

 

La Norne grave le destin de l’enfant sur un bâtonnet, inscriptions runiques, les dessins des mots le long du grain du bois. Géante colossale l’Avenir. Skuld, nos futurs.

Valkyrie offre un souhait. Mortelle versée dans la magie au fil des secondes et puis la main.

/AOÛT 2017

Deux penseés Icicle, un mauve  Par Catherine Jourdan- 17 Août 2017 (Édition abonnés) 89 Commentaires

Rouge hybride+Rouge hybride= Mauve                                                                                     Jaune + Rouge hybride = Mauve    traverse Paris                                                               On organise des jeux. Moins d’impôts. Moins de dévoration de nos empreintes.          Pensez à moi comme je pense à vous,           l’insomnie et la mélancolie,     pieds scandent les bourreaux d’hier, l’occupation du temps.               Des corolles ornent la nuque tréssée des femmes athéniennes et sans durée et les jardins de simples et des monastères. Je sens à peine. Je suis enfant à travers le présent. Aucune urgence. Pourtant l’agonie rampe. Chose plus fragile que les choses. Nous fixons l’initiation, les pays des miroirs, les barbelés de fer et les ongles postiches.

Pollinisées les fleurs par le vent, les abeilles    mauves poussées seules dans la beauté de la terre. Io est toujours aimée de Jupiter qui se change en nuage armé de langues. Du détroit du Bosphore à l’Egypte, qu’importe le vêtement cérémoniel !                                                                                                      Petites presque naines, fleurs miniatures souveraines sur mon balcon, violette ou pensée ?L’une, deux pétales en haut et trois en bas. Avec l’autre, quatre pousses au sommet, une pousse au pied.  La violette fait la tête, la pensée sourit, les veines calmes jusqu’au terme naturel. Bien qu’elles ne se laissent cueillir qu’à la main (elles survivent peu une fois coupée), le dos courbé des immortels, au bout d’un moment la plante arrête sa croissance puis fane dans la jardinière.                                                                             Violante, l’emblême de Parme, l’enfance est terminée.                                                              « Berthe Morisot au bouquet de violettes » Madame Edouard Manet. Au milieu de l’orgueil, aujourd’hui a lieu. L’écuelle du cœur sortilège.(…)

 

Pavement de guépards (…) Par Catherine Jourdan 9 août 2017 (Édition abonnés) 54 Commentaires

La maison de l’ambassadeur de Malte. Le nid dans la maison d’été. Le nid installé sur la pergola au creux d’un bois miteux sous-poutre. Chaque espèce d’oiseau construit un nid qui lui est propre. Donc le nid dans la maison sur la terrasse, la sueur d’artisanat là où pendent quelques brindilles. Nid occupé comme la sala est un pavillon pour le repos. Le temps en sursis d’un seul tenant. Les chants délimitent les territoires et les oisillons aveugles et effroyablement nus.  Gosiers jaunes vifs immenses par rapport au corps, leurs cris répétitifs de quémande par la fente. A la venue des parents, les allers-retours mâle et femelle se relayent-longs cous, larges becs les têtes remuent entre leurs lèvres bouches sans paroles et les nourritures de la terre. Vers,       faim-soif et le règne des après-midi brûlants dans la corde du silence. Autour de Dieu l’oisillon déchiré par sa chute. Puis d’un seul coup le nid vide, la dureté du sort comme les couvents sont vides. Une fin douleur à vif, une heure ou deux.(…) Par Catherine Jourdan 3 août 2017 (Édition abonnés) 111 Commentaires

 

Juin 2017 Parution N°21 PAPIERSLe vrai, le faux et le presque vrai

 

/JUIN_JUILLET 2017

Madrée d’amour (…)  Par Catherine Jourdan 8 juillet 2017 (Édition abonnés)                     75 Commentaires 

Charité animaux! Et la faune de la terre, individus et la raison des choses lentement. Refaunation. J’écoute le chant du cygne et ses diadèmes de solstice: la liberté de l’homme aux plumes antérieures. Surpopulation humaine, ses plumes parlent… L’aliment des yeux, le poisson et les fosses marines et les fêtes humides. Êtres et choses. Invertébrés les espèces, comme éponges et le papillon sont menacés d’extinction. Déliés les mondes, ligne de coeur et fleurs abstraites, d’autres ouïes. Le feu est le rire rugi du jaguar, sais-tu ce prodige? Quelques lions indiens encore dans la forêt de Gir. Pourtant décimés, les pangolins trafiqués et bouillis, écailles et chair.  (…) Catherine Jourdan 1 juin 2017 (Édition abonnés) 47 Commentaires

 

 

/AVRIL_MAI 2017                                                                                                     

 

L’illusion crée l’illusion. Depuis la haie, nous avons posé l’éclat.  (…) Par Catherine Jourdan 29 Mai 2017 (Édition abonnés) 110 Commentaires

Suzanne, tes mouchoirs aqua mirabilis. Par Catherine Jourdan 19 Mai 2017 (Édition abonnés) Grand-mère des choses et soeur des bercements. (…) 54 Commentaires 

Là où campe les herbes aînées. Par Catherine Jourdan. Nul sauf-conduit. Aucun des sentiments. Chaque tige de luzernes arborescentes, chaque regard, chaque colza en fleur. Mélopée nos foulées. Le ton, mangeur d’ombres et ces voies ferrées à travers soif et faim-Tasses d’écume, écuelles du coeur. Irradier d’une lumière joies nasales    les champs jaunes purs tremblants en éveil, l’aspect brillant de leurs graines, le regain, et leurs fenaisons, puis le regain comme un kilim d’or qui s’émeut de la beauté et justifient nos existences, le nectar demain et nos embruns. La terre encore dans nos mains, d’où sont germées les enfants de la mer et les rochers délivrés et le lieu ancien- Miel de Printemps aimé par le feu- Bohémiens de nous-mêmes à l’amour du prochain. L’un guérit son coeur inonde. (…) 9 Mai 2017. (Édition abonnés) Catherine Jourdan    43 Commentaires

 

/MARS 2017 EN APPART’É;  24_26 1ère édition du festival de créations littéraires  et théâtrales en appartement- Salons du Nord et de l’Est parisien. Lecture performance.   

 

 

/ LA NATURE ÉVIDENTE- Je suis la Rivière, et la Rivière est moi. 17 Mars 2017. (Édition abonnés) Catherine Jourdan

 

Extrait (…)    LA NATURE ÉVIDENTE

LA NATURE ÉVIDENTE – 17 Mars 2017- Par Catherine Jourdan    77 Commentaires

Je suis la Rivière, et la Rivière est moi. – Heure joyeuse dans la saison des fruits sauvages, Nouvelle Zélande, les choses, et les gens, le cours d’eau Wanganui est un être unique vivant. « Partant des montagnes jusqu’à la mer, y compris ses affluents et l’ensemble de ses éléments physiques et métaphysiques ». Il obtient ainsi sa propre identité juridique, dotée d’une vie autonome. « Reconnaissance de la connexion profondément spirituelle entre l’iwi (tribu) Whanganui et son fleuve ancestral ». Et la terre vogue. Délivrée. Et les galops de chevaux. Non nuisance à l’égard de tous les êtres vivants. Respect de toute forme de vie. Amélioration de leur protection. Et c’est toutes les voix humaines et c’est le cœur humain dans sa chair qui doivent symboliser, représenter l’eau, le feu, le vent, les forêts, les mers et défendre leurs intérêts. A l’instar des enfants, et des personnes handicapées de l’oubli et des aliénés à l’extrême du Printemps. Accorder à la Nature et aux Animaux la qualité de sujets de droit. Une part de moi-même.

 

Pour aller là où l’on vit toujours.

 

Déjà l’Équateur l’ami comme un oiseau immense. Déjà en 2008, l’Équateur reconnaît des droits dans sa Constitution à l’ensemble de ses montagnes, de ses rivières et de ses terres. Et de ses plaintes jadis interdites, le destin intensément renoue avec l’origine. Dans le texte, la Nature évidente est Pacha Mama. Diversité des peuples et des espèces-symbioses entre l’homme et la nature. Pacha Mama, où se reproduit et se réalise la vie, a le droit au respect de son intégrité physique, le droit à la préservation de ses processus de régénération et au renouvellement de ses cycles vitaux. La nature jouit du droit à la vie, du droit à la protection et de celui de se reproduire. La Terre Mère cesse d’être un objet d’appropriation, de saisies obscures. Les ressources naturelles non renouvelables font partie du patrimoine inaliénable et imprescriptible. Et puis en 2009, la Bolivie se dote aussi d’une Constitution qui reconnaît la Terre Mère Nature comme sujet de droit dans la moindre illusion. Seul été ? La Mère a ta rive.

 

« E rere kau mai te Awa nui

Mai i te Kāhui Maunga ki Tangaroa

Ko au te Awa, ko te Awa ko au

The Great River flows

From the Mountains to the Sea

I am the River, and the River is me. This whakataukī speaks of the awa, the river, as an indivisible and living whole from the mountains to the sea, its tributaries and all its physical and spiritual elements. It speaks of the indivisible connection that we have as people, all people, to the life that comes from water. » °Metiria Turei
- Speech to Green Party AGM, 5 June 2016

 

D’innocence. Tes longs regards… J’ai compté sur mes doigts les vents interrompus. L’amour seul. Surtout malgré nos mains maladroites et les orgueilleuses colères, harmonie, la vie n’est pas anthropocentrique : les sujets de droit sont humains et non-humains. Toujours les éléments de la Nature interfèrent et se mêlent et renouent l’invisible fil et le flamboiement. L’homme témoin n’est qu’un élément de la nature parmi d’autres, fidèle infidèle au monde. Des relations doriques plus inclusives entre homme et nature et homme et animal (voir Version femina  Décembre 2013) sont, adviennent et le temps les affûte aux années futures. Lune et soleil avec la nature, lunes et soleils avec l’animal, les sociétés humaines et les crépuscules lents des divinités et leurs feuilles illuminées. Nouer des relations fortes avec une ortie, un chat nocturne au même titre qu’avec un humain ou une algue, des troupeaux de brebis, des pensées jaunes… Étoiles. Les épouser, les retrouver vers l’infini ouvert. Heure joyeuse, où je naviguais de ton coté. Pleine d’écho dans ton corps- toute Présence. (…)

NB/ Le Gange et son affluent le Yamuna, viennent aussi d’être reconnus comme « des entités vivantes ayant le statut de personne ». Cette décision, rendue le 20 mars 2017 par la Haute Cour de l’État himalayen de l’Uttarakhand, intervient moins d’une semaine après la reconnaissance du fleuve Whanganui en Nouvelle Zélande comme entité vivante. Enfin, les glaciers Gangotri et Yamunotri ainsi que d’autres entités naturelles himalayennes (cascades, lacs, forêts, prairies)  ont reçu le statut de personnalités juridiques.  »Ces entités auront désormais les mêmes droits que les êtres humains, et toute blessure ou dommage qui leur serait infligé(e) sera considéré(e) comme une blessure ou dommage infligé(e) à des êtres humains ». Songe ouvert: à quand l’extension des devoirs de l’homme à leur endroit… En attendant la reconnaissance du crime d’écocide. Un pas de plus.

Catherine Jourdan

Crédit photo: catherinejourdan.com

 

BELLE ANNÉE 2017

 

Et ceci, et cela ! Décroche les corbeilles tressées. Je, nous, vous souhaitons tous nos « veux ».

Sur le fuseau de nacre, la faille béante, les fruits blets, les séries de cris des corbeaux prophétiques, vaticinants, arraché au bec de l’oiseau de bonne augure et l’aboiement languide des chiens

Rime multiple, plane l’année qui va entrer dans l’avenir, plane la toison nue-tête et la paille légère et la vigie son rire souple croise les pans de sa blouse. Un lange ? Do, do, l’enfant do,

L’enfant dormira bien vite.

Do, do, l’enfant do,

L’enfant dormira bientôt. Vomi de bébé en pleine nuit. Une main en avant. Et je songe. Voilà 2017 qui brûle les lèvres, les landes et les saintes forêts avec le suc des fleurs. Le murmure du feuillage insiste. Catherine

/Les valeurs de l’eau – Lutte d’usure assise dans l’herbe fraîche le drap durable des eaux stupéfaites… Deshydrater les économies, descendre du rocher, donner à tous appuyé contre le dos du banc, l’eau claire qui ne croît pas. Chacun a une extrémité et qui flotte sur la rivière. 6 janvier 2017, ( Édition abonnés) Catherine Jourdan

 

//Ô Turquie, le sonore secret. Ta beauté vise plus haut, les pieds s’enfoncent. Haute, la pluie redouble sur la forme de l’autre. Haute, noyau même de l’être, cette évocation des jours. Le 25 Novembre 2016 ( Édition abonnés). Par Catherine Jourdan  

Post Scriptum-Aslı Erdoğan, who has been arrested by law enforcement due to her links and articles appeared in the daily Özgür Gündem, is one of the world’s most notable novelists.  Her only wish for her country is to live in a better, more democratic and civilized society and produces work towards this wish while promoting Turkish literature globally.

///Exilées-Soeurs: conditions de vie. Du fond de toi. Chaque pétale à ton oeuvre. Le 9 octobre 2016 (Édition Abonnés) Par Catherine Jourdan 

////La justice est une responsabilité humaine,  le 13 septembre 2016- (Édition Abonnés) Par Catherine Jourdan 76 Commentaires

////L’exilé, le droit d’asile refusé-l’homosexualité non crédible et le vert tendre jardin d’éole, 1er juin 2016 Par Catherine Jourdan

 

////Naître en mer, quelles nationalités ? Par Catherine Jourdan 23 commentaires

 

//////Campement de Stalingrad, 2 mai 2016                                                                                    Par Catherine Jourdan  122 Commentaires

(Extrait)

Un passé fabuleux. Je cherche l’éclat des voix et des poèmes.     Indomptables.

A la frontière du 10ème et du 19ème arrondissement, le vide administratif de l’Etat happé par l’émeraude et l’épouvantée dignité humaine et cette ombre vers nous, baisers sur la bouche. Des bouches te sourient et en lacet brillent des vertiges. Et la table du temps, pour la troisième fois (7 mars, puis 30 mars). Une nouvelle évacuation de centaines et de centaines de migrants a eu lieu ce lundi 2 mai, dans le campement de Stalingrad à Paris, installé sous le métro aérien. Malgré des conditions sanitaires altérées (cas de gale récurrents, tuberculose, heurts liés à la nourriture) beaucoup ont refusé d’être embarqués dans des bus qui devaient les emmener dans des centres d’hébergement incertains et des destinations floues, en Île-de-France et ailleurs.         Ils sont soudanais, érythréens, somaliens, yéménites, afghans… Sur un hypothétique tapis d’étoiles, le désir de roses roses, les tentes serrées les unes contre les autres. Quelques familles, des hommes qui se grattent sur le terre-plein carrié, des douleurs verticales qui ne veulent pas blesser. Et les arrivées épuisées se poursuivent sans prise de conscience, ni volonté politique. Odeurs fétides tanguent, détritus, cartons, couvertures duvets d’ailes en guise de lits secs. Le camp se déplace avec agilité sur les sons qui les allument et les cris des thés. C’est un flux migratoire constant et Paris, après Calais, une nouvelle ville refuge, fascinée par le vent et la sueur d’hommes. Remparts percés, beautés sauvages aux visages offerts, à l’envers de la vie. Et cette attente vaine et cette plage perdue dans le bleu absolu. « Je me suis habitué ici. » Comme toute naissance, aridité du front qui fonce et défend la rosée. (…). Publié le 2 Mai 2016, Catherine Jourdan – 43 Commentaires

 

                                                                                            catherinejourdan.com@Richard Ignazi

 

Publié le 22 mars 2016

 

 /MARS 2017-EN APPART’É; 24_26 1ère édition du festival de créations littéraires et théâtrales en appartement- Salons du Nord et de l’Est parisien. Lecture performance.

Crédit photo: catherinejourdan.com

 

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